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  • Audrey Chevalier

Triple conjonction Saturne-Vénus-Lune en Verseau

La triple conjonction Saturne-Lune-Vénus a eu lieu ce matin à 24° du Verseau dont le degré existentiel est : "Narcisse met une dernière touche à son portrait."


Celui qui est Narcisse, ne sait aimer à la condition seule que son amour lui soit payé de retour. Mais Narcisse, n'est pas seulement Narcisse. Il lui est quelques comparses comme la nymphe Écho qui l'aimait sans retour et qui ne pouvait que répéter les mots prononcés par le jeune homme. Écho, ce sont ces femmes idolâtres, qui récitent comme le Ara, les phrases pré-mâchées de l'homme de leurs pensées. Elles le flattent, lui vouent un culte de misère, l'enfermant tant et plus dans l'endormissement du Moi tout-puissant. Bien loin d'Aphrodite, déesse de coeur mais aussi de liberté qui ne se laisse prendre, elle se complaisent dans le monde suffisant de la Lune rêvant les yeux grands ouverts à un idéal affectif et spirituel.


Cependant, vivre Aphrodite et Cronos, c'est se confronter à la puissance de l'Amour qui opère tôt ou tard un arrachement. C'est être ainsi aux prises de la nostalgie du Ciel Étoilé mais le pied lui, est profondément chevillé aux forces vives de la Nature. Ainsi et par l'Amour, nous permettons d'ensemencer l'or des étoiles dans les profondeurs matérielles. Aussi, expérimenter cette triple conjonction, peut nous donner le sentiment, pendant un temps, que nous sommes esseulés mais en réalité, et à travers les remous intérieurs, la vie s'apprête à resurgir avec force et fracas à condition que nous laissions de côté Narcisse et Écho et toute forme d'amour-besoin.


Entendons-le donc ce désir de vivre, il nous invite à nous défaire de nos oripeaux, de ce faux clinquant qui nous laissent croire que c'est ainsi que nous satisferons les hommes. C'est par ce biais, et non par nos fixations, que nous le concevons en tant qu'être à aimer parce que nous saurons en saisir tout l'essentiel.. Ce désir nous éloigne alors des souhaits narcissiques : celui d'être validé à tout prix et de concevoir l'autre comme le seul garant de nos sécurités, nous cristallisant encore plus sur nos défenses. Au contraire, enfonçons un couteau d'or dans le portrait égotique de Dorian Gray afin de renoncer à toutes nos hypocrisies et caprices. Soyons le Narcisse qui accepte de mourir en s'abîmant dans les eaux du lac, noyant ainsi le Moi narcoleptique et ce, afin de s'éveiller au grandiose.


Qu'il est heureux d'abandonner Narcisse et Écho sur les rives des idéaux affectifs et fusionnels pour percevoir enfin l'Étoile chez soi, chez l'Autre. Peut-être devrons-nous l'éprouver cet Autre mais jamais par ruse car nous devons garder fermement à l'esprit que seule compte la dernière touche qu'il ajoutera de lui-même à son portrait de lumière.


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