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  • Audrey Chevalier

Le Sagittaire

Le Sagittaire est un signe qui, traditionnellement, est associé à l'état sauvage de l'Homme. Tout du moins, selon une certaine grille de lecture. Le plus souvent, c'est son confort qui est recherché, le regard de ses pairs, l'appartenance qui lui garantit qu'il ne sera jamais déchu de sa condition sociale.


Pourtant vivre le Sagittaire consiste à ressentir ses forces chtoniennes et sa brutalité. C'est un déferlement qui brise les apparences hermétiques du soi-disant justicier aimant qu'il croit être. Ainsi, le Sagittaire en quête d'individuation, n'apporte pas la paix. Au contraire, il recherche le sauvage en lui-même, il court avec les loups et palpite aux sons des tambours. C'est là tant de violence, entre mourir et surtout vivre ... Il pressent alors cette onde de feu intuitive qui parfois l'habite et qu'il contient tant bien que mal. Il sent d'ailleurs son mouvement dans toutes les cellules de son être et qu'il traduit, bien malgré lui en mécontentement ou en rage tant que le flot émotionnel n'a pas encore été déversé. Mais sait-il seulement le Sagittaire que ce Feu ne cherche qu'à communier avec la Terre et à mourir au Ciel ?


Si le Taureau est associé aux sens, le Sagittaire est la Grâce tant attendue qui les bouleverse par sa fougue. Comme tous les signes de Feu sur une voie Transpersonnelle, il entend que nous perdions la tête et que nous tombions en disgrâce. C'est comme si, le masque que nous avons mis tant d'années à construire et maintenir, nous échappait ; nos vieux réflexes ne fonctionnent plus et l'âme, dans sa quête incessante, nous possède entièrement. Ô bien sûr, ce bon vieux Centaure cherchera encore à se dompter et pour ce faire, il choisira la voie de l'Enseignement. Il devient alors un précepteur attendant ainsi de son élève qu'il consomme le miel de ses paroles et se fie à sa seule expérience de Maître. Il est professoral, il sait mieux que quiconque et l'élève se devra de louer un tel dévouement.


Ainsi, le Sagittaire a oublié les forces léonines du coeur qui abolit toutes les leçons bien-pensantes. Il a omis que de conformer l'élève - déjà si admiratif pourtant - à ce qu'il croit ne fait que le tenir à distance de lui-même et de la clairvoyance de son âme. Ne sait-il pas que de la leçon qu'il croit juste mais cependant vaine, il ne restera de lui que la blessure, celle qui le privera de tous ses mots et du sens ? Ne comprend-il pas qu'il ne restera alors que des leçons d'amour ?





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